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José HUBERT, actualité et réflexions

6 mai 2026

Retour sur terre espéré

.

Le désir, énergie potentielle,

secret d’un noyau de feu

au plus profond d’une centrale discrète

où s’accumulent des tensions diverses

en attente d’un signe,

intentionnel ou fortuit,

capable d’ouvrir le cœur protégé

et d’enclencher le rayonnement d’un corps.

 

Il s’éveille et se lève

lorsqu’un visage lui parle

ou qu’une présence sourit,

devenant désirable à ses yeux.

 

En amour, toujours,

deux désirants sur le pas de la porte :

deux potentiels en veilleuse,

innocemment ignorants

ou feignant de l’être,

mus par la force de ne plus l’être.

 

L’un se rend désirable,

sans le vouloir

ou avec la douce intention

que le miel de la beauté attire.

 

Pour les psychanalystes,

si peu de conscient,

tant d’inconscient.

Ainsi va la vie,

ainsi dérivent les icebergs

dans les océans profonds,

et ainsi demeure le risque,

dans le silence et l’obscurité,

de se cogner à sa part d’ombre.

 

De la mer tourmentée,

retour sur terre espéré.

 

Texte et photo © José Hubert

Retour sur terre espéré
28 avril 2026

Ils n’ont pas lu Rimbaud

Elle les a vus,

ils couraient dans tous les sens,

comme des spermatozoïdes égarés

cherchant la sortie,

cherchant un destin.

 

Ils se précipitaient vers l’océan,

l’océan de l’amour à tout prix,

celui où l’on plonge

comme dans un mirage,

assoiffés de reconnaissance.

 

D’autres, plus sombres,

mendiaient dans des rues glauques,

là où les pas résonnent creux

et où les regards s’effacent

comme des ombres sans mémoire.

 

Ils n’ont pas lu Rimbaud,

ni son « On ne part pas »,

ce murmure d’adolescent visionnaire

qui savait déjà

qu’on ne quitte jamais vraiment

le premier souffle d’air libre.

 

Nostalgiques du cordon ombilical,

de la lente circulation des ondes,

des vibrations primitives de l’amour,

ils confondent encore — et en corps —

confusion, effusion, passion,

amour maternel, fraternel, familial,

ces appétences gourmandes

qui comblent nos failles.

 

Et face au danger,

quand la peur se dresse

comme un orage de feu,

ne crieront‑ils pas,

soldats redevenus enfants,

dans une ultime expiration :

« Maman » ?

Texte © José Hubert

29 mars 2026

Ma mère

    Le sourire de la crémière

    Mon enfance au cœur d’une clairière,

    Large, souriante, pleine de lumière,

    Entourée d’épicéas fragiles

    Et de chênes solides, immobiles.

 

    Respirer la nature à pleins poumons,

    Sentir vibrer le monde profond.

    Blanchette, ma vache solitaire,

    Une compagne douce et familière.

 

    Du lait frais chaque matin,

    De la crème, du beurre, bon butin,

    Et surtout le sourire sincère

    De la crémière — ma mère,

    Sourde, mais tendre et bienveillante,

    Présence simple, rassurante.

         Texte et photos© José Hubert

 

Ma mère
Ma mère
Ma mère
29 mars 2026

L'intentionnalité de la conscience

L'intentionnalité de la conscience.

Phénoménologiquement,

notre œil n’est qu’un intermédiaire.

Il n’est jamais neutre.

Il voit — et surtout regarde —

avec une intentionnalité propre

celle de la conscience,

ce lien vivant entre le corps et l’esprit.

 

Ainsi, il ne perçoit que ce qu’il « veut » voir,

bien loin de l’Œil qui verrait tout.

Peut‑être saura‑t‑il pourtant se faire patient,

prendre le temps d’accueillir,

de regarder vraiment, et même… de douter.

Avant d’être un ensemble de techniques de relaxation, la sophrologie est d’ailleurs une démarche phénoménologique : elle invite à mettre entre parenthèses « ce que le moi croit être » et « ce que le moi croit savoir », afin de retrouver un regard neuf, renouvelé, sur soi, sur l’environnement et sur les autres.

L’Œil qui voit tout, Église Saint‑Christophe, Charleroi — désirée comme basilique par beaucoup de Carolos. Photo© et texte© José Hubert.

L'intentionnalité de la conscience
25 février 2026

Le piano de la vie

La vie du piano.

L'attente d’un piano.

 

Le meilleur dans son univers.

Un lieu magique.

Les planètes alignées.

Les circonstances idéales.

 

Mais encore fautil un·e pianiste.

Quelqu’un doté de capacités simples,

qu’il ou elle aura travaillées avec acharnement,

jusqu’à les transformer en véritables compétences.

 

Pour offrir.

Pour partager.

Son bonheur.

Son enthousiasme.

Ses émerveillements.

Sa complicité.

 

Tout cela le rend vivant, la rend vivante.

Heureux, heureuse.

 

Et l’ensemble devient le reflet

de la vie possible de chacun.

 

Regardez autour de vous.

La nature est magique.

Certaines villes et certains villages aussi. 

Il suffit parfois d’un regard,

d’une écoute,

pour que tout s’accorde

comme un piano qui s’éveille.

Texte et photos (piano et théâtre du château de Chimay) : José Hubert.

Le piano de la vie
Le piano de la vie
Le piano de la vie
Le piano de la vie
2 janvier 2026

Vive 2026

À titre individuel,

je me permets de vous souhaiter

d’ouvrir en grand

la porte intérieure

au Petit Prince - à la Petite Princesse -

qui ne vit nulle part ailleurs

que dans la fragilité de votre cœur.

 

Il (elle) est l’artiste de son existence ;

ne le (la) privez pas de ses crayons de couleur,

de ses pinceaux ni de ses outils de sculpteur.

 

Son désir inné

est de prendre l’air,

de respirer à pleins poumons,

les sens éveillés,

devant les voiles légères

de ses défenses,

pour vivre la vie

au sommet de la dune de l’existence,

face à la mer,

caressé (e) par la brise venue du large,

attiré (e) par la lumière de l’horizon.

 

Puis il (elle) se retrouve devant son miroir,

sur la toile il (elle) esquisse

et affine son autoportrait

avant de s’endormir chaque nuit

dans une paix retrouvée.  José Hubert

17 décembre 2025

Quels enseignements en tirer ?

Quels enseignements en tirer ?

 

Il est solitaire, discret, 

farouche, fuyant l’humain. 

Son royaume s’éveille la nuit, 

où il dessine des frontières invisibles. 

 

Indépendant, craintif, 

le chat sauvage, 

par instinct demeure libre, 

par nature indompté. 

 

Domestiqué, apprivoisé, 

on le dit conciliable, 

d’humeur changeante, 

compagnon des jours clairs. 

 

Faussement autonome, 

son territoire épouse celui de l’homme. 

Le chat de compagnie, 

par éducation dépendant, 

se fait prisonnier volontaire, 

tendre profiteur, familier, rassurant. 

 

Image d’une liberté perdue, 

il console l’humain, 

qui rêve parfois 

de l’imiter.

 

Que veux-tu emprunter de leurs attitudes ?

La liberté du sauvage, 

l’élan de son autonomie ?

l’indépendance du compagnon ? 

sa force tranquille,

sa familiarité ?

Mais savent-ils se rassurer par eux-mêmes ?

Car n’est-ce pas ton véritable horizon ?

17 novembre 2025

Fenêtres grandes ouvertes sur la vie et le moment présent

   Fenêtres grandes ouvertes sur la vie et le moment présent    Après Chaque jour compte, pensées pour oser profiter de la vie,

José HUBERT invite à passer à l’acte, à ouvrir grandes les fenêtres du regard et des autres sens.

Il s’agit d’habiter pleinement sa présence à l’instant, d’une manière ouverte, affranchie des a priori et des idées préconçues. Une rencontre directe avec le monde, un corps à corps avec les sensations, une intimité avec l’intuition.

Entre regard contemplatif du quotidien et murmures intérieurs, des textes courts accompagnent le lecteur vers un retour à l’essentiel :

le souffle de l’instant,

la beauté des choses invisibles,

et le courage tranquille d’oser vivre pleinement.

Et si, en tournant ces pages au hasard, vous réappreniez à voir et à sentir la vie… autrement ?

José Hubert, ex-enseignant, sophrologue, spécialiste des thérapies psychocorporelles, con-férencier, et amateur d’art est l’auteur notamment de :   Notre expérience pour vivre votre expérience, Le nouveau souffle, Les mots et mouvements qui libèrent L’intelligence du caché, On a tous quelque chose d’Héléna, la petite princesse, Il y a de quoi voir et regarder dans la vie, Chaque jour compte. Couverture : une des fenêtres de la maison de Claude Monet à Giverny, photo J. Hubert©.

                                                                                             

17 novembre 2025

Charleroi évolue

Lumière sur le Pays de Charleroi
Le Pays Noir s’efface avec le temps.
À la ville basse, la place s’habille de vert,
À la ville haute, les places s’ouvrent, prêtes
À vibrer sous l’élan du marché dominical.
Et le stade, lui, rêve encore plus grand.
Photos© José Hubert.
Charleroi évolue
Charleroi évolue
Charleroi évolue
7 juin 2024

Chaque jour compte. Pensées pour oser profiter de la vie.

José Hubert

ISBN : 978-2-9593245-0-5

Dépôt : D/2024/3266/1

Editeur : Edipsychart, 05 Place Vandervelde 6061 Montignies-siur-Sambre (hubertjose2004@yahoo.fr)

172 pages 15 euros.

Distribution :

https://www.moliere.com/fr/hubert-jose-chaque-jour-compte-pensees-pour-oser-profiter-de-la-vie-9782959324505.html

https://www.coollibri.com/bibliotheque-en-ligne/jose-hubert/chaque-jour-compte-pensees-pour-oser-profiter-de-la-vie_628848

 

José HUBERT : Une carrière dédiée au bien-être et à l’art

Kinésithérapeute diplômé depuis 1972, José Hubert a enrichi sa pratique en obtenant un doctorat en Kinésithérapie et Réadaptation en 1982 à l’Université Libre de Bruxelles. Sophrologue passionné depuis 1975, il a partagé son savoir en tant qu’enseignant et conférencier, se spécialisant dans les thérapies psychocorporelles.

Sa carrière l’a mené à diriger le service de kinésithérapie et le centre d’aide aux fumeurs du CHU de Charleroi, ainsi que le département de réadaptation, tout en contribuant à la formation des futurs professionnels en tant que Maître de stage pour l’ULB. Son expertise a également été sollicitée dans le sport de haut niveau, où il a exercé en tant que préparateur mental au sein de clubs professionnels.

Après une carrière riche et diversifiée, José Hubert s’est lancé dans une nouvelle aventure artistique en 2013. Retraité, il a ouvert sa propre galerie d’art et a exposé ses œuvres, explorant ainsi une nouvelle facette de sa créativité.

Auteur prolifique, José Hubert a partagé ses connaissances à travers de nombreux ouvrages et articles scientifiques et plusieurs livres de vulgarisation, tels que Le nouveau souffle (EMPC Charleroi), Football et motivation (Emis, Chiron), L’intelligence du caché (MdV éditeur), Guérir de se soigner (Socrate, Promarex), et son premier roman, On a tous quelque chose d’Héléna, la petite princesse (L’Harmattan). Son ouvrage, Il y a de quoi voir et regarder dans la vie (Edipsychart), invite à une réflexion sur la perception et l’appréciation de notre environnement.

 

Chaque jour compte

 

Pensées pour oser profiter de la vie

 

 

José Hubert

 

 

Vous voudriez connaître le secret de la mort. Mais comment le trouverez-vous sinon en le cherchant dans le cœur de la vie ? K. Gibran dans « Le prophète ».

 

L’idée me vient de paraphraser Gibran sur le thème de la liberté si chère pour toutes les personnes qui désirent penser librement :

Vous voudriez connaître le secret de la liberté. Mais comment le trouverez-vous sinon en le cherchant dans le cœur de la vie ?

Et pour prolonger ma réflexion, je laisse la parole à Banksy, cet artiste fantôme, provocateur, connu pour son street art qui dénoncent les injustices sociales, politiques et environnementales. Il utilise souvent des images fortes, touchant des cordes sensibles l’humour, l’ironie et le paradoxe pour interpeller le public, parfois le choquer et le faire réfléchir. L’art doit réconforter les perturbés et perturber les confortables.

 

J’ai écrit mes réflexions dans le même état d’esprit pour soulager les angoissés et déranger les aisés. Y suis-je parvenu ? C’est aux lecteurs attentifs de répondre face à leur propre miroir.

 

Il n’est pas question de présenter des recettes, mais plutôt d’apporter de l’eau au moulin d’une possible remise en question. Il me semble nécessaire de l’envisager tôt ou tard pour oser vivre certains pans de sa vie plus spontanément, plus joyeusement.

 

Une phrase du Bouddha m’a traversé l’esprit : 

 

De celui qui dans la bataille a vaincu mille milliers d’hommes et de celui qui s’est vaincu lui-même, c’est ce dernier qui est le plus grand vainqueur. Car la plus haute victoire est la victoire sur soi-même.

 

Un livre de chevet (c’est ce qu’on en dit) : réfléchissons, contemplons et méditons en nous rapprochant toujours plus du cœur de notre être !

 

172 pages. 15 €.

 

Un avis : À mon sens, un livre qu'il faut garder près de soi, sur sa table de chevet - pourquoi pas en effet ? - pour en lire et relire quelques savoureux extraits chaque soir. Le livre de José Hubert nous invite à prendre quelques instants hors du tumulte du quotidien pour réfléchir à ce qui nous entoure et repenser notre existence. Une parenthèse vivifiante pour les esprits alertes et philosophes, une bouée de sauvetage, peut-être, pour les personnes en crise de sens ou à la recherche de repères qu'ils ont perdus... Un livre que je recommande vivement. Nicolas Murgia, enseignant en français.

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