Actualité José HUBERT

23 janvier 2019

"L'ULB s'expose en ville":

J’ai le plaisir de vous faire savoir que quatre de mes compositions abstraites ont été retenues pour être présentées dans le cadre de "L'ULB s'expose en ville".

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Le spectateur qui devient REGARDEUR

Réflexion à propos de ce qu’une personne singulière induit inconsciemment dans son propre regard, parfois !

Il est possible de passer à côté de ce que la vie nous offre à découvrir   qui ne peut être capté que par nos 5 sens.

De deux choses l’une : ou bien on traverse la vie comme un voyageur, qui se contenterait d'observer sans participer à l'action : un simple spectateur neutre, relativement insensible, pour qui l’existence est incolore, inodore, insipide, et qui n’aurait pas conscience de l’urgence de s’en délecter tant qu’il est encore temps – le piège du : « Ah si j’avais su… Ah si c’était à refaire » lui pend au nez – ou bien on se comporte en regardeur singulier.

Le percepteur en tant que personne unique, responsable, est plus qu’un simple capteur, plus qu’un récepteur dont le mouvement intentionnel vers ce l’entoure s’appelle la perception d’informations. C’est un être humain avec sa sensibilité, marqué par les traces intimes de son passé, qui, au lieu de se contenter de « voir », possède certaines capacités à développer pour en faire des compétences afin de devenir un regardeur, un observateur éclairé, voire un examinateur.

Je suis un grand regardeur de toutes choses, rien de plus, mais je crois avoir raison ; toute chose contient une pensée ; je tâche d'extraire la pensée de la chose (Hugo, Rhin, 1842, p. 381).

Elle regardait (…) parce qu'il faut bien regarder quelque chose quand on a les yeux ouverts (Duhamel, Suzanne, 1941, p. 302).

Tâche de gagner du temps, de vivre au jour le jour. Ne regarde pas au-delà de la journée qui s'ouvre (Mauriac, Mal Aimés, 1945, ii, 1, p. 187).

Le comportement du regardeur ne s’apparente pas à celui du séducteur – tout au plus, et rarement, à celui d’un charmeur, ce qui l’aide sans doute à se rassurer – ni à celui du voyeur qui présente un trouble de la sexualité consistant à épier autrui à son insu dans des conduites impliquant l'intimité (rapports sexuels, toilette, défécation, miction).

C'est par touches légères qu'il dessine, si bien qu'il est difficile de contredire catégoriquement cet artiste, ce séducteur (De Gaulle, Mém. guerre, 1956, p.238).

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16 janvier 2019

"L'ULB s'expose en ville": j’ai le plaisir de vous faire savoir que quatre de mes compositions abstraites ont été retenues pour être présentées.

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Une centaine d’œuvres réalisées par plus de 70 artistes ont été choisies par un jury professionnel et vous sont présentées à cette occasion. 

INVITATION

ULB Engagée, ULB Culture et La Faculté d’Architecture La Cambre Horta, avec le partenariat de Médecins du Monde, ont le grand plaisir de vous convier au vernissage de l’Exposition « L’ULB s’expose en Ville », œuvres d’art réalisées par les membres de la Communauté Universitaire,

LE 24 JANVIER 2019 DE 18H A 21H30

A l’Espace Architecture, Faculté d’Architecture La Cambre Horta

19bis Place Flagey – 1050 BRUXELLES 

Exposition ouverte du 25 janvier au 24 février 2019

Lun-Ma 12h-14h, Me-Ve 12h-18h, Sa-Di 14h-18h

Entrée libre

NOTEZ DÉJÀ :

Vente aux enchères des œuvres au profit de Médecins du Monde, le dimanche 24 février à 16h

Informations : ULB Culture - www.ulb.ac.be/culture - 02 650 37 65 - culture@ulb.ac.be

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11 janvier 2019

L'ULB s'expose en ville

Je participe à "l'ULB s'expose en ville"

Cliquer sur : ULB_s_expose_en_ville_folder

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S'émerveiller

S’émerveiller 

d’une rencontre, d’un sourire, d’un rire, d’une larme, d’un ensemble de larmes qui forment les pleurs dans la peine ou la joie, d’une pluie bienfaisante quand l’atmosphère psychologique est trop sec, d’un clin d’œil, d’une courte ou longue activité de loisir physique et/ou intellectuelle, d’une tâche répétitive au quotidien, de la douce chaleur d’un bon bain, de la caresse d’une douche modulée en pression douce ou intense, d’une brise qui trouble le visage et aère la chevelure, du vent plus intense qui nous oblige à nous réorienter pour qu’il devienne porteur, du soleil qui nous éclaire quand notre intérieur s’assombrit et nous réchauffe quand on frisonne de peur, de la lune qui nous fait de temps en temps un clin d’œil discret qu’on remarque quand on est attentif, des étoiles brillantes qui nous font rêver tout en nous remettant à notre juste place, d’un petit matin frais, du jour, de la nuit, d’une parole d’un papa, d’une maman, même si ce n’est plus que dans des rêves, de l’acte amoureux qui conduit momentanément à ne plus faire qu’un – illusion des illusions, mais c’est déjà ça  –, de la VIE,  avant tout, pour la vivre donc en profiter tant et plus – encore et encore –   pendant qu’il est encore temps.

Je vous souhaite de belles journées qui ne vous laissent pas accrochés au passé et à ses problèmes, mais qui vous transportent, plus riches, d’expérience en expérience de vie, - aux enseignements authentiques, joyeux et positifs - vers le futur, sur votre chemin singulier que vous tracerez de votre courage et de votre persévérance ensoleillée par des rires et des sourires en coin.

Émerveillement, vous avez dit émerveillement… oui j’ai répété émerveillement, avec encore et toujours « l’envie d’avoir envie ».

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Photo P1160038 (2) ©

 

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01 mai 2018

Compositions récentes de José HUBERT copyright © et présentation de René HUIN à la Galerie des Collines

Compositions récentes de José HUBERT copyright ©

Photo, impression jet d'encre, acrylique, verni 21 cm x 29,8 cm

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Compositions récentes de José HUBERT copyright ©

Compositions aux couleurs d'automne J. H. : photos P1180005©, P1180002©, P1180004©, P1180001©.

 

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René HUIN : sa dernière exposition personnelle à la Galerie des Collines de VAUCELLES.

José HUBERT

www.galeriedescollineshubert.com

René HUIN aime la peinture : jeune, son désir était de devenir peintre en bâtiment.

« Une vie réussie » a dit Jacques BREL « C’est une vie dans laquelle un rêve d’adolescent se concrétise ». Ce ne sont pas les mots exacts employés, mais l’esprit est bien celui-là.

René HUIN aime la musique : il ne peint pas avec en arrière-fond une ambiance musicale, même délicate.

Il n’y a pas de place pour un trouble extérieur dans la méditation intime de René HUIN pour qu’il entre en contact avec sa musique intérieure, parfois troublante, et qu’il l’exprime avec des couleurs, des lignes, des formes…

René HUIN, le troublé, s’exprime à la fois de façon troublante et rassurante.

Quand il peint, l’artiste se trouve en état de méditation, dans un état de conscience modifié – c’est l’expression actuelle. Son corps, à travers l’acte physique de peindre, communie harmonieusement avec son esprit où coule la musique sereine ou troublée de la vie, de sa vie.

Et son expression est ce qu’elle devient dans des compositions abstraites finement et judicieusement construites.

Les œuvres sont belles et surtout bonnes : elles reflètent un cheminement vers l’essentiel qui se cache dans la simplicité.

Il s’agit d’une créativité personnelle et de son expression nécessitant de l’intuition fondue en imagination et un savoir technique discipliné et sans pareil : l’acte créateur né et grandit de l’intime connexion entre les deux.

La carte n’est pas le territoire affirme-t-on en PNL. Longtemps, les adeptes de la figuration ont cru représenter « réellement » le réel alors que nous ne pouvons en obtenir qu’une représentation subjective.

La musique est respiration. Celle-ci peut être matérialisée par les mouvements d’un corps qui inspire et expire, par des graphiques (spirométrie), par des chiffres, des volumes… Il s’agit toujours de la respiration. Pensez à la pipe de Magritte : « Ceci n’est pas une pipe ».

La représentation que nous propose René HUIN de sa respiration intérieure, de sa musique intime, ne passe pas par des clés, des portées, des notes mais par des formes pures, des couleurs, un graphisme parfois, le tout en communion harmonieuse et singulière.

On sent un équilibre, une stabilité, et des vibrations, invitant à la contemplation, au silence méditatif.

L’art abstrait construit de René HUIN en utilisant des formes et des lignes concrètes nous conduit vers sa musique intérieure pour nous renvoyer à notre propre musique, un instant, troublée.

Prenez le temps de contempler une ou plusieurs œuvres avec des perspectives de vue diverses, puis fermez les yeux, retrouver l’image, tout en écoutant la musique qui s’éveille ou se réveille en vous, avec un corps bien présent, et alors vous entrez dans un monde unique où le temps semble absent.

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La fête du traval

La fête du travail, notion sous-tendue par une caractéristique de pénibilité, de souffrance, et pour certains, dans le passé et peut-être encore à notre époque, de "torture".
Pourquoi pas une fête spécifique pour chacun : la fête du travail sur Soi?

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27 février 2018

REFLEXIONS

Par rapport au désarroi de certains en face de l'être humain, il me semble qu'il est nécessaire de ne pas généraliser et de faire la part des choses:

1) ne pas confondre caractéristiques profondes - le caractère - et la personnalité (celle-ci est une construction progressive où l'environnement et l'éducation dans les premières années de vie jouent un rôle primordial, puis le parcours scolaire ensuite, et la manière de tirer ou non profit des autres expériences de vie);

2) ne pas confondre ce qu'un être humain est et ses comportements à certains moments qui dépendent des circonstances (le chat de mon voisin est très affectueux, mais il a présenté des sautes d'humeur et a griffé... le vétérinaire a mis cela en relation avec le fait qu'il n'avait à manger qu'une fois par jour - il n'est pas un tigre mais a acquis ce comportement pour se protéger, ou éliminer l'agressivité qu'il accumulait en lui) ;

En tout cas, il faut prendre en compte le passé d'un individu - au sens qu'il devrait apparaître tout simplement comme un ensemble d'expériences vécues dont il a intérêt à tirer le meilleur ( idéalement il faudrait donc lui apprendre à le digérer et à s'en nourrir, ça devrait être l'objet de la thérapie plutôt que d'accepter, en tant que thérapeute, TROP LONGTEMPS des plaintes et de chercher des coupables ce qui est l'objet de la justice des "Hommes" et pas de la thérapie): il s'agit donc de gommer la rancœur, les regrets, les sentiments d'infériorité, les complexes de toutes sortes, la honte, la culpabilité, et s'orienter vers ce qui nous fait le plus de bien au présent, celui-ci préparant notre futur.

QUELQUES NOTIONS POUR MIEUX SE COMPRENDRE et surtout ACCEPTER que bien souvent ce qu’on croit être des causes actuelles de notre souffrance psychologique ne sont que des prétextes qui nous renvoient à des événements de notre passé vécus, à l’époque, avec une souffrance non exprimée donc refoulée.

Le transfert en psychanalyse désigne un processus psychologique au cours duquel des sentiments ou des désirs inconscients envers les premiers objets investis dans l'histoire d'un sujet — le plus souvent les parents —, se trouvent reportés sur une autre personne. Par exemple dans un couple, la femme qui transfert des sentiments qu'elle ressent vis-à-vis de son père sur son compagnon, ou en thérapie sur son thérapeute si c'est un homme.

La projection désigne l'opération mentale (inconsciente) par laquelle une personne attribue à quelqu'un d'autre ses propres sentiments, dans le but de se sortir d'une situation émotionnelle vécue comme intolérable par elle. La personne n'apas conscience d'appliquer ce mécanisme, justement car elle n'accepte pas les sentiments, ou sensations, qu'elle « projette » à l'extérieur, sur l'autre ou sur un objet. Il s'agit donc de mouvements pulsionnels intolérables, ou en tout cas, perçus comme tels. (Wikipédia).

Autre formulation afin de comprendre. C’est Sigmund Freud qui introduit en psychanalyse la notion de projection, qu’il définit comme l’opération mentale inconsciente par laquelle une personne attribue à une autre ses propres sentiments qu’elle n’arrive pas à assumer. Ces sentiments sont perçus à ce point comme négatifs que leur auteur ne peut les reconnaître comme siens et, par ce mécanisme de défense inconscient, il les transpose hors de lui en les attribuant à d’autres. Selon Freud, la projection est un phénomène aussi répandu que normal, voire nécessaire, qui ne devient problématique que s’il prend des proportions délirantes comme dans la paranoïa. (D’après présence à soi).

On n'en sait jamais assez.

Bon week-end. José HUBERT.

Une des citation d’Albert Einstein, la plus fameuse, peut-être:

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ». 

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01 janvier 2018

EXPOSITION: Lumière, ombres, reflets du 07/02 au 25/02 Galerie du Centre Rops, présence de José HUBERT le vendredi 16 février.

Bonjour,

EXPOSITION : lumière, ombres, reflets.

José HUBERT sera présent le vendredi 16 février de 16 h 30 à 18 h 30  

Expo visible du jeudi au dimanche de 15 à 18h.

et sur rendez-vous : 02 219 66 79

GALERIE DU CENTRE ROPS, rue Brialmont 9, 1210 BRUXELLES (Botanique).

José HUBERT a le plaisir de vous inviter
au vernissage - cocktail de son exposition
le mercredi 07 février de 18 à 21 h.
 
 
Lumière, ombres, reflets
du 07/02 au 25/02
 
Galerie du Centre Rops
 
09 rue Brialmont, 1210 Bruxelles (Botanique)
02 219 66 79
Pour celles et ceux qui le désirent il sera possible de se restaurer pas bien loin au
Chambord - Chaussée de Haecht 10, Bruxelles 1210 (me prévenir 0496 952 413)
Tel : +32 2 223 62 31

Lumière, ombre et reflets

José HUBERT a ouvert une galerie d'art en 2013 et préside l'ASBL la Joncquière pour la promotion de l'art actuel. Récemment, il a commencé à donner à voir et regarder ses propres compositions : abstraction construite et soumise au hasard, figuration épurée, des ombres, des reflets, des reflets d'ombre. En fait l'artiste propose une interrogation sur les codes de représentation, le rendu du "réel", à propos d'une réalité trop souvent limitée dans son ouverture à la fantaisie, élaborée de façon réductrice à partir d'une histoire personnelle, d’a priori, préjugés, idées préconçues.

Licht, schaduw en reflecties

José HUBERT opende in 2013 een kunstgalerij en is voorzitter van de vzw La Joncquière voor de promotie van hedendaagse kunst. Onlangs begon hij te geven om te kijken naar zijn eigen composities: abstractie opgebouwd en onderworpen aan het toeval, verfijnde representatie, schaduwen, reflecties, schaduwreflecties. In feite stelt de kunstenaar een vraag voor over de codes van representatie, de weergave van het 'echte', over een realiteit die te vaak beperkt is in zijn opening tot de fantasie, uitgewerkt op een reductieve manier uitgaande van een persoonlijke geschiedenis, zijn a priori, vooroordelen, vooropgezette ideeën.

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Parmi un nombre important de tableaux, voici une composition qui sera présentée à la 
Galerie du Centre Rops 

09 rue Brialmont, 1210 Bruxelles (Botanique)

02 219 66 79 du 07 au 25 février (vernissage le 07 de 18 à 21 h.).

 
Kilomètre 18, 5 

sur la route du Viroin.

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Composition implantée sur un châssis - cadre - de toile à peindre 80cm x 100 cm, peinture acrylique sur toile - fixée sur un châssis - cadre -, 40 cm x 33 cm, et cadre - châssis - de vélo en fibre de carbone 53 cm x 85 cm, 8,5 cm.

Au centre, il s'agit d'une toile peinte à l’acrylique qui concerne un petit panneau de signalisation - plaque - et son ombre rencontrée par l’ombre d’un cycliste, l'ensemle vu de la propre perspective de celui-ci. Cette peinture sur toile fixée sur châssis et délimitée par un cadre blanc est placée sur un cadre - châssis - de vélo de course - un "vrai" qui a été utilisé en compétition - en fibre de carbone, lui-même monté sur le châssis - cadre -  d’une toile à peindre de 80 cm x 100 cm.

Le regard est attiré par le petit panneau routier situé réellement au kilomètre 18,5 sur la N 99, dite route du Viroin entre Olloy et Nismes. On peut imaginer que celui-ci remplace la plaque de cadre qui, en compétition, indique le numéro de dossard d’un coureur cycliste. 

L’instant, par après encadré et recadré, a été fixé à un moment donné comme réalité spécifique vécue par le cycliste en question, à partir d'ombres grâce à la lumière d'un soleil généreux.

On remarquera que la peinture a été réalisée dans un rectangle bien mis en évidence par le cadre blanc et, finalement, recadrée en étant confrontée à deux triangles.

02 décembre 2017

REFLEXION : "On est tous taillé - plus ou moins bien - dans le même bois qui, toutefois, présente peu ou beaucoup de nœuds".

« SI »

POUR LES FILLES ET FEMMES

Et si dans ce poème "Si" tu remplaçais fils et homme par fille et femme, en te disant qu'à notre époque qui n'est pas celle de ce poème, il apparaît essentiel d'exprimer ses émotions, d'assumer ses aspirations, ses désirs, son  enthousiasme et ses potentialités de profiter des plaisirs de la vie ( boire, manger, bouger, rencontrer, assumer sa sexualité ... et tu ajoutes à cette liste tout ce qui te convient en pensant que l’être humain a besoin avant tout d’AIR ( respirer est notre premier acte d’autonomie et d’indépendance). L’AIR signe et symbole de LIBERTE (tout sauf ce qui nous étouffe, nous pompe l’air, nous coupe le souffle…).

AIR, AIR, AIR, même sans en avoir l’air.  De l’AIR, mine de rien

A : autonomie

I : indépendance

R : RESPONSABILITE

Le R de AIR est trop souvent oublié, alors qu’autonomie et indépendance sont exigés : fameusement paradoxal.

SI… TU SERAS UN HOMME, MON FILS

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie 
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir, 
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties 
Sans un geste et sans un soupir ; 

Si tu peux être amant sans être fou d’amour, 
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre, 
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour, 
Pourtant lutter et te défendre ; 

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles 
Travesties par des gueux pour exciter des sots, 
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles 
Sans mentir toi-même d’un mot ; 

Si tu peux rester digne en étant populaire, 
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois, 
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère, 
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ; 

Si tu sais méditer, observer et connaitre, 
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur, 
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maitre, 
Penser sans n’être qu’un penseur ; 

Si tu peux être dur sans jamais être en rage, 
Si tu peux être brave et jamais imprudent, 
Si tu sais être bon, si tu sais être sage, 
Sans être moral ni pédant ; 

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite 
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front, 
Si tu peux conserver ton courage et ta tête 
Quand tous les autres les perdront, 

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire 
Seront à tout jamais tes esclaves soumis, 
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire 
Tu seras un homme, mon fils.

COMMENTAIRES ( qui ne sont pas de moi)

Il est parfois des textes qui sonnent juste, car ils font vibrer notre âme et notre cœur, et réveiller l’humain sublime et noble qui sommeille en nous.

Ce poème est célèbre, il a influencé tant de lecteurs. Certains n’en mémorisent qu’une phrase, d’autres l’utilisent comme guide de vie. Vous en avez peut-être déjà entendu parler, mais l’avez-vous vraiment lu ?

Prenez le poème couplet par couplet et demandez-vous si cela vous concerne, êtes-vous comme cela, est-ce que vous pouvez faire mieux ? Lisez-le et ressentez-le. Je suis sûr que vous en retiendrez quelque chose et qu’il vous aidera à évoluer.

Pour bien comprendre ce texte aujourd’hui, il faut replacer le poème dans son contexte. Écrit à la fin du 19e siècle, il célèbre les vertus d’un stoïcisme sous l’ère victorienne britannique où il était noble de retenir ses émotions et de dominer ses passions. Cette société distinguait l’homme fort, intrépide et endurci, de l’homme faible, esclave de ses sentiments.

Aujourd’hui, l’interprétation que je fais de ce poème est différente. Il n’est plus question de stoïcisme. Nous sommes des êtres sensibles, nous ressentons le plaisir et la douleur. Il est alors respectable d’exprimer ses émotions et ses peines. Toutefois, le texte appelle au courage de celui qui subit une épreuve. Bien qu’on ne choisisse pas la survenue d’un évènement douloureux, d’une infortune ou d’une situation, on choisit comment y réagir au lieu de la subir et de s’apitoyer sur son sort. Même abattu par le destin, l’homme doit se relever pour redevenir souverain de sa vie. C’est le message que je retiens.

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